Tout a commencé à la Hève, au "Chef de Caux", ce formidable éperon qui fut de toutes les époques le promontoire, l'observatoire, un point stratégique dans la défense de l'Estuaire de la Seine.
Même si la géologie nous paraît un peu ardue et si nous sourions de voir les géologues empiler allègrement les millions d'années, l'étude géologique est indispensable pour comprendre notre site, sa richesse et son histoire.
N'est-il pas normal, dans ces conditions, que le village de pêcheurs qui précéda Sainte-Adresse lui doive son nom de Saint-Denis Chef de Caux, entouré de bien des légendes ? Retrouvera-t-on jamais quelques vestiges de ce village emporté par les flots ? Nous ne pouvons qu'imaginer la sévérité du cataclysme dont ont été victimes les habitants punis d'avoir été assez intrépides pour s'établir dans ce site exposé.
L'histoire du Chef de Caux est dont très ancienne ; celle de Sainte-Adresse l'est moins, même si elle commence au Moyen Age. Un témoin historique, le plus vieux de la région, est le Manoir de Vitanval, près duquel se réfugièrent les survivants de Saint-Denis Chef de Caux. Mais c'est la création d'un nouveau port, le Havre de Grâce, qui va entraîner dans son sillage le développement de ce nouveau village auquel fut plus tardivement donné le nom de Sainte-Adresse, nom original sans doute imaginé par les marins. Et Sainte-Adresse offre à sa nouvelle voisine, dès sa création, l'eau de ses sources et l'admirable situation de son promontoire.
L'histoire de Sainte-Adresse suit ensuite celle du Havre. Mais elle est façonnée par quelques hommes qui marqueront à tout jamais son destin et son originalité. Alphonse Karr attire l'intelligentsia de l'époque dans ce vallon privilégié ; Mérimée, dans sa célèbre relation du dîner de Sainte-Adresse, associe le nom de notre ville à l'originalité de notre langue ; les plus grands peintres impressionnistes assurent la renommée du site, lié maintenant à l'histoire de l'art et aux plus grands musées. Dufayel, voulant rivaliser avec Deauville, découvre un site unique et encore vierge : il en fera le Nice Havrais, magnifique exemple d'urbanisme réussi ; l'Amiral de Joinville et la Société des Régates seront les fondateurs de compétitions nautiques particulièrement célèbres. Les phares, successeurs des "feux des Castillans", le sémaphore, les batteries de Dollemard, Notre-Dame des Flots et le "Pain de Sucre", le souvenir de la résidence pendant la Première Guerre Mondiale du gouvernement belge, les vestiges du mur de l'Atlantique sont les marques de notre histoire.
Fiche d'identité |
| Nom des habitants |
Les Dionysiens |
| Nombre d'habitants (insee 1999) |
8219 |
| Nombre de foyers |
3600 |
| Superficie |
2,25km² |
| Voirie communale |
24km |
| Code postal |
76310 |
| Canton |
6è (Le Havre 6) |
La Sainte-Adresse moderne, incluse dans l'agglomération havraise, garde toute son originalité. Son site et la lumière de l'estuaire attirent toujours les peintres ; son vallon, qui fut lieu de villégiature, est devenu résidence bourgeoise. La beauté du site et des paysages, la qualité de l'urbanisme lui gardent son charme et sa tranquillité. Les activités culturelles, les sports de la voile y trouvent naturellement leur place. La qualité du site contribue au renom de l'agglomération havraise et l'activité de ses habitants à son dynamisme économique.
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